Qu’est-ce qui fait rire Alix Girod de L’Ain, la drôle d’éditorialiste de ELLE ?

En son nom propre ou derrière l’acronyme Dr AGA, Alix Girod de L’Ain fait se gondoler chaque semaine les lectrices de ELLE depuis quinze ans. Son nouveau roman «Un bon coup de jeune» (Ed. Anne Carrière) est à son image : frais, léger, pétillant et savoureusement drôle. Parce que cette fille me secoue le squelette depuis quelques lustres, j’ai voulu savoir ce qui la faisait rire, elle.

Alix Girod de L'Ain © Sophie Steinberger

Je vous l’avais dit : les femmes les plus drôles ne sont pas forcément sur scène. Certaines ont choisi d’autres espaces d’expression comme les pages des magazines. C’est le cas d’Alix Girod de L’Ain qui, en matière  Continuer la lecture

Publié dans Qu'est-ce qui fait rire... | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Concours MA PREMIÈRE FOIS : gagnez 10 invitations pour 2 personnes !

Ma première fois, la pièce qui met de bonne humeur, a enchanté déjà des centaines de milliers de spectateurs dans le monde. Elle s’installe le 27 avril au Palais des Glaces qui, avec leblogfemmequirit, vous offre 10 invitations pour 2 personnes pour la représentation du jeudi 3 mai à 21 heures.

Belen Lorenzo, David Macquart, David Tournay reprennent au Palais des Glaces la pièce MA PREMIÈRE FOIS qu’ils ont défendue avec talent au Théâtre Michel, de janvier à mars dernier avec Astrid Veillon. Cette dernière ayant quitté le casting (pas de drame, c’était prévu), c’est Séverine Ferrer qui la remplacera à partir du 27 avril.

J’avais déjà écrit le 5 mars sur ce blog tout le bien que je pensais de cette pièce que les quatre acteurs ont un plaisir évident à jouer et dont la bonne humeur est contagieuse. C’est léger, sympa et on passe un excellent moment. On s’amuse d’autant plus que le public est mis à contribution dans ce show interactif subtilement mis en scène par Gabriel Olivares.

Comment jouer ? Continuer la lecture

Publié dans Jeux | Marqué avec , , , , , | 18 commentaires

Karine Dubernet s’éclate au Palais-Royal !

Karine Dubernet jouera le 23 avril au Théâtre du Palais-Royal le show époustouflant qu’elle livre tous les dimanches au Point-Virgule. Elle connaît bien le Royal pour y être quasiment tous les soirs dans Les Bonobos de Baffie, auteur avec lequel elle a écrit son one-woman-show “Karine Dubernet vous éclate”.

Karine Dubernet a un regard bleu et franc. Bleu comme bleu. Franc comme une poignée de main que je ne peux que fantasmer puisqu’elle ne me l’a pas serrée. Mais voilà, il y a quelque chose dans sa façon de bouger, de vous regarder et de vous parler qui laisse penser que cette fille est directe, honnête et sincère. Qu’elle le soit ou pas dans la vie ne me regarde pas mais j’ai constaté qu’elle l’était sur scène. Et c’est déjà beaucoup. Sur celle du Point-Virgule, elle est tellement maquillée et déguisée que j’ai été étonnée de découvrir son vrai visage en la rencontrant au café qui jouxte le Théâtre du Palais-Royal.

Beaucoup de douceur et de fermeté, de sérénité et d’indignation contrôlée…son visage est l’heureuse rencontre de ceux de la comédienne Marine Delterme et de l’auteur Régine Desforges. D’un côté le regard bleu encadré de boucles brunes, assez doux pour vous embarquer sans verser dans la séduction mièvre; de l’autre, la détermination, l’engagement. Le solaire et le terrien. A l’arrivée, une femme de caractère -après tout, c’est une Marseillaise !- étoffe dans laquelle elle a taillé subtilement les personnages hors norme qui peuplent son show.

Karine Dubernet aime écrire et ça s’entend. Il y a de l’intelligence et des références digérées derrière la plume de cette femme de 37 ans qui a fait ses classes au Conservatoire Régional de Marseille et à La Minoterie et exerce son métier depuis dix ans.

Une Schtroumpfette plus délurée qu’on ne le croit !

Qu’elle soit bonne comédienne c’est une évidence ! Ce qu’elle montre au Point-Virgule, seule sur scène et ce qu’elle déploie en troupe dans les Bonobos où elle incarne une fliquette hors genre laisse penser qu’elle peut devenir l’une des grandes figures de la comédie populaire de qualité. Même si elle place Shakespeare (patiemment étudié pour décrocher une Maîtrise d’anglais) au-dessus de tout, sa place est là : dans l’incarnation de rôles comiques toujours hors bord, hors limite mais jamais hors rire. Elle est du rire qui rassemble, fédère joyeusement sans pour autant céder à la facilité. Du rire de ceux qui l’ont fait rire et qu’elle a inscrits à son panthéon : Muriel Robin, Bigard, Dieudonné, Foresti, Ferrier et, idole parmi les idoles, Caubère.

Karine Dubernet est une véritable artiste doublée d’un auteur malin qui sait comme personne (d)écrire des personnages auxquels on va, qui que l’on soit, s’attacher. Elle les qualifie d’ailleurs «d’attachants et d’attachiants» et avoue être incapable de jouer des personnages qu’elle n’aimerait pas dans la vraie vie. Qu’elle déboule sur scène en diva meneuse de revue plus probablement rescapée d’une croisière Costa que revenue d’un vrai show from Las Vegas, en Schtroumpfette nympho, en transsexuel regrettant sa transformation, en trentenaire qui solde ses comptes avec sa mère, en Père Noël dépressif, en actrice hystéro qui sadise son assistante ou dans la peau de Simone, 89 ans, veuve de Raymond qui sait comment combler sa solitude… il y a toujours beaucoup à prendre, entendre et rire, jamais trop. Bien sûr, ses personnages sont too much, overdosés de souffrance et en total manque d’amour et de considération ! Ils sont monstrueux et dénués d’innocence et quand elle les fait exploser, c’est ça qui nous éclate (titre de son show). Même quand elle se coule dans l’hystérie, on n’est jamais dans la caricature ad nauseum. Car Karine Dubernet sait construire des sketches courts, vifs et vivants et surtout, elle maîtrise l’art de la chute. Pas de gâchis, pas de redite chez cette comédienne qui ne s’économise pas et joue la plupart du temps up-tempo. «L’humour c’est très sérieux, poursuit Karine Dubernet, c’est pas de la microchururgie mais presque. Il faut toujours que je trouve la vérité dans mon personnage, ça passe par une gestuelle, une voix, une posture, un mouvement étudiés au millimètre près. Si on dépasse l’espace qu’on s’est fixé, on se plante !».

On comprend donc pourquoi chez Karine Dubernet, chaque ligne est porteuse, féconde de la promesse d’un gag ou jeu de mots que l’on va sinon aimer, adopter immédiatement. La comédienne mélange les genres et c’est cela qui fait la modernité de son show. Elle mêle la vanne (demandez-vous pourquoi la Schtroumpfette est en avance sur son temps!), le décalage cher au tandem Pierre Dac-Francis Blanche («Votre spectacle, j’y suis allé à reculons du coup j’ai rien vu, j’étais de dos» ), le burlesque, le cabaret (son entrée sur scène est irrésistible), l’arturobrachettisme (le Petit Chaperon rouge se mue en Schtroumpfette). Elle a le sens de la formule («le comble de la patience c’est d’épiler une vieille Mexicaine avec des baguettes en mousse») et celui de la provoc’ (voir la tête du trans’ qui réalise que l’amour sans préliminaires peut être aussi brutal que la pénétration d’un ouvrier sur un chantier)… et de cette somme elle fait jaillir un vrai spectacle joyeusement allumé qui en met plein la vue.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=Gh0idC1shfA&w=560&h=315]
Impertinence et irrévérence au service du rire, l’auteur-comédienne ne pouvait que s’entendre avec Baffie, un orfèvre en matière de rythme. Avant de co-écrire son show, Baffie l’a d’abord castée pour Les Bonobos, un an plus tôt. «Laurent, j’aimais son travail, reprend Karine. Pour moi qui suis une enfant de la télé, c’est comme si je rencontrais Casimir ! J’aime beaucoup son écriture et en le voyant travailler sur la pièce, je lui ai demandé des sketches. Il en a écrit un puis deux : le transsexuel et le Père Noël. C’est un travail en perpétuelle évolution car il continue d’écrire pour moi». Son énergie à elle, sa puissance de feu à lui font des étincelles. La comédienne est intarissable lorsqu’il s’agit d’évoquer celui qui a su mettre en sketch ce qu’elle avait profondément envie de dire voire hurler, et à qui elle donne la réplique dans Les Bonobos. «Laurent Baffie est très sérieux, très rigoureux. Il calcule tout et peut compter le nombre de rires tous les soirs et remettre en question son texte s’il y a une perte de rire. Laurent est rompu à l’art du bon mot, c’est un bon vanneur qui écrit des vannes avec un fond. C’est quelqu’un d’intelligent, de fin et cultivé. Il a l’art de la précision et c’est l’un des rares à posséder ce sens de la rythmique».

Héritière de Zaza Napoli et de la grande Zoa

S’agissant de rythme, on se demande d’où vient l’énergie de Karine Dubernet et comment elle la récupère. Par où et comment ça passe ? «J’en ai pas mal, c’est vrai, explique cette bosseuse capable de  jouer le dimanche après-midi Les Bonobos et son show le soir, mais le public m’en donne pas mal». Fort heureusement, la comédienne s’est aménagé quelques plages de respiration, joyeux intermèdes pendant lesquels, assise dans un coin de la scène, elle écrit des lettres au Père Noël ou lit le faux courrier des spectateurs venus voir son show.

C’est un bonheur de voir Karine Dubernet sur scène dans la pléiade de personnages barrés qu’elle investit. Et pour elle, un vrai plaisir d’ épouser un genre auquel elle ne se sentait pas destinée. «C’est Rodolphe Sand, metteur en scène avec qui j’avais travaillé qui m’a conseillé de me lancer seule, précise-t-elle. Il a pensé que mon énergie et ma personnalité conviendraient parfaitement à un seule-en-scène. C’est très agréable mais aussi très difficile pour moi qui suis d’abord une comédienne de troupe. Et puis, je ne savais pas quoi raconter. Rodolphe m’a encouragée à écrire des personnages. Je me suis inspirée de gens que je connaissais. Simone, c’est la grand-mère de mon meilleur ami. Aujourd’hui, j’aime tellement le show que je ne pourrais plus m’en passer».

Karine n’abandonnera pas pour autant le travail en troupe. Quand elle ne joue pas au Palais-Royal et au Point- Virgule, la comédienne écrit les prochains spectacles dans lesquels elle compte bien jouer. En gestation, “Bonnes mères”, une comédie de boulevard sur l’homoparentalité, thème qui la concerne directement, et dans laquelle elle a d’ores et déjà castée Isabelle de Botton. Elle travaille également au développement de “Les Héroïnes 1 et 2″, «l’histoire de trois copines qui traversent une grosse galère». Une histoire de tout évidence très éloignée de sa vie puisqu’en ce moment, tout lui réussit.

Pour applaudir Karine Dubernet

Karine vous éclate (textes de Karine Dubernet et Laurent Baffie, mise en scène d’Olivier Solivérès) au Théâtre du Palais-Royal : le 23 avril à 20h (location : 01-42-97-40-00) et tous les dimanches à 21h15 au Point-Virgule (location:01-42-78-67-03)

Les Bonobos, comédie écrite et mise en scène par Laurent Baffie au Palais-Royal : du mercredi au samedi à 20H30.

Publié dans Non classé | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

Florence Foresti revient. Muriel Robin, reviens !

La bonne nouvelle du jour c’est l’affiche de FORESTI PARTY BERCY, le nouveau show de Florence Foresti attendu les 14 et 15 septembre à Lyon, sa ville natale, puis à Paris les 19, 20 et 21 septembre 2012.

 

 

J’avais peur de ne pas revoir de si tôt Florence Foresti après l’immense succès (Ô combien légitime) de Mother Fucker et celui de Hollywoo, film qu’elle a co-écrit et qui a rassemblé plus de 2.350 000 spectateurs. Soit un peu moins que Sherlock Holmes: jeu d’ombres et un peu plus que X-Men: le commencement. Foresti revient plus vite que je le pensais, dix-huit mois après Mother Fucker. Je n’insinue pas qu’elle revient trop vite…mais Continuer la lecture

Publié dans Les news du bfqr | Marqué avec , | Laisser un commentaire

La vraie star du one-woman-show? La petite robe noire !

La petite robe noire s’invite sur toutes les scènes et épouse tous les gabarits. C’est la meilleure amie des interprètes de one-woman-show qui, depuis Zouc, ne l’ont jamais totalement abandonnée. Toutes les comédiennes en ont une, même celles qui ne jurent que par le pantalon! A l’exception d’Anne ROUGEmanoff et Nadia Roz qui, comme son “vrai pseudo” l’indique ne s’habille pas autrement. Continuer la lecture

Publié dans Mode en scène | Marqué avec , , , , , , | 3 commentaires

Le mot du jour : Françoise Delbecq dans ELLE

«Depuis la sortie de “Shame”, on ne parle plus d’un homme généreusement doté par la nature, on dit : «C’est un Fassbender» ! Souhaitons-lui d’avoir songé à faire breveter son nom»

Michael Fassbender, nouveau sex-symbol

L’auteur: Françoise Delbecq, grand reporter au magazine ELLE, dans un article intitulé MICHAEL FASSBENDER, LE X MAN, paru dans l’édition de ELLE du 30 mars 2012 (page 88).

Le contexte : la journaliste dresse un portrait de Michael Fassbender, comédien germano-irlandais repéré dans Hunger de Steve Mc Queen, plasticien et réalisateur britannique avec lequel il a également tourné Shame. Dans ce dernier film, Fassbender incarne un homme accro au sexe dont la vie entière s’articule autour de cette obsession. Les premiers plans du film montrent Brandon Sullivan, son personnage, allongé sur son lit puis debout dans le plus simple appareil…Outre sa performance (auréolée d’un Prix d’Interprétation Masculine à La Mostra de Venise 2011), on a aussi salué sa plastique et pas seulement sa musculature…

N°3457 du 30 mars 2012

Publié dans Citations | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Rire avec Elles, L’humour au féminin(5/2): Sony Chan, la princesse sans royaume a conquis celui de l’humour.


 Sony Chan, poupée de Chine, poupée de Chan, poupée de charme…C’est ainsi qu’elle m’est apparue sur la scène du Ranelagh, vendredi 23 mars, juste avant Amandine Gay et Béatrice Facquer. On ne peut pas faire plus différent en terme de proposition humoristique ! Amandine Gay, du haut de ses 21 ans, questionne son époque et sa génération, Béatrice Facquer dévisse les personnages montés de travers comme un meuble Ikéa dont on a mal lu la notice, Les news du Blogfemmequirit 2, Princesse sans royaume (titre de son show) est dans la transgression et le décalage permanent. Décalage entre ce que l’on voit et ce qu’elle est, ce qu’elle dit et ce qu’elle fait, ce qu’elle refuse et ce qu’elle accepte…voire recommande. Continuer la lecture

Publié dans Festivals | Marqué avec | Laisser un commentaire

Rire avec Elles, L’humour au féminin(5/1): Amandine Gay et de bon humour.

Jour 5, dernier de la compétition qui oppose 15 humoristes femmes pour la plupart inconnues du grand public. Si j’avais été jurée j’aurais voté lundi pour Emile Deletrez, mardi pour La Bajon, mercredi pour Nadia Roz et Orély Sardet, jeudi pour Emilie Chertier inattendue et pour le coup très décalée. Cette fille est ailleurs, et on en reparlera d’ailleurs.Vendredi 23 mars, Amandine Gay, fraîche mais déjà très mature, Sony Chan, poupée de Chine, poupée de charme, délicatement perfide, et Béatrice Facquer, tendre et mordante ont clôturé la série de spectacles entamée lundi 19 mars. Elles ont donné le meilleur d’elles-mêmes mais les jeux sont quasiment faits. Je ne vois pas comment on pourrait faire mieux que les cinq artistes évoquées plus haut qui ont vraiment proposé des choses fortes et souvent inédites.

Continuer la lecture

Publié dans Festivals | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Catherine Hosmalin: “Si je n’avais pas eu ce rôle dans Mince Alors!, je m’en serais voulu à vie !”

Héroïne de Mince Alors!, Catherine Hosmalin est abonnée au films à succès public et critique. De Case départ à Parlez-moi de vous en passant par la série Catherine Hosmalin, elle rend lumineux les seconds rôles que les réalisateurs lui confient. Charlotte de Turckheim est pourtant la première à lui en avoir attribué un de premier plan dans cette comédie diétético-romantique. Le début d’une nouvelle carrirère ?

Catherine Hosmalin, en bleu au centre de la planète des rondes

En entendant le nom du support (leblogfemmequirit) auquel elle s’apprête à donner une interview, Catherine Hosmalin éclate de rire. De ce rire chaleureux qui est sa signature tout comme sa blondeur et son regard bleu délavé. Elle porte une robe noire en coton, un blouson en jean et me tend une main franche avant de s’asseoir dans le fauteuil d’une suite de l’Hôtel Fouquet’s Barrière. Continuer la lecture

Publié dans Rencontre | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Rire avec Elles, L’humour au féminin(4): Vanessa Kayo, Joséphine Ose et Emilie Chertier.

Jour 4  du Festival Rire avec Elles, au Ranelagh à Paris. En ce jeudi 22 mars, la salle est encore plus remplie que la veille et c’est un vrai plaisir de réveiller un peu ce coin du 16ème arrondissement de Paris où plus rien ne bouge passé 19 heures. Le bien nommé quartier de La Muette est tellement calme qu’un chat errant raserait les murs de peur d’être soupçonné de délinquance. Léa Lando, toujours à la barre, livre quelques bribes du stand-up qu’elle joue tous les vendredis à 20h15 à La Cible, à un public qui découvre un art de la scène avec lequel il n’est peut-être pas familier. Suivront deux artistes que j’ai déjà vues sur scène Vanessa Kayo et Joséphine Ose et Emilie Chertier que j’ai découverte ce soir-là.

Continuer la lecture

Publié dans Festivals | Marqué avec , , | Un commentaire