Rire avec Elles, L’humour au féminin(3/2):Nadia Roz et Orély Sardet


Au 3ème jour du Festival Rire avec Elles, ça commence sérieusement à bouger. Orély Sardet a livré une excellente  prestation et conquis le public mais la tornade Nadia Roz, passée juste après elle, l’a retourné en sa faveur. Valentine Revel, qui a ouvert le bal, était nettement en dessous de ses deux consœurs malgré son aisance sur scène. La salle était pleine et plus chaleureuse que lundi, soir d’ouverture du Festival. Du coup, Léa Lando maîtresse de cérémonie s’est sentie elle aussi plus à l’aise et portée par le public. Ce dernier ne mesure pas encore combien cette fille est douée…on aura le temps de reparler d’elle. La compétition devient très intéressante. Lundi, Emilie Deletrez m’avait vraiment emballée et mardi, j’applaudissais à tout rompre La Bajon. Mercredi, belle surprise en découvrant le show d‘Orély Sardet. Quant à Nadia Roz, j’adore ce qu’elle fait : c’est brillant.

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Rire avec Elles Festival d’humour au féminin(3/1) : Quand Valentine Revel si peu d’elle-même

Choisie pour ouvrir la troisième soirée du Festival Rire avec Elles, mercredi 21 mars au Ranelagh, juste avant Orély Sardet et Nadia Roz,Valentine Revel n’a pas convaincu le public resté de marbre et peu disposé à entrer dans son univers. Lequel, au fait ? Car il faut bien le dire Valentine révèle si peu de choses, si peu d’elle-même qu’on peine à croire qu’elle en ait un réel ou inventé. Continuer la lecture

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Rire avec Elles Festival d’humour au féminin(2): La Bajon, Aurélia Hascoat et Anne Cangelosi

Mardi 20 mars, 2ème soirée de Rire avec Elles, Festival de l’humour au féminin. Le public se montre nettement plus chaleureux que la veille. Je revois La Bajon et Anne Cangelosi dont j’ai vu les shows. Je découvre Aurélia Hascoat qui, malgré quelques problèmes techniques que le public n’a absolument pas remarqués, a déroulé son texte comme si de rien n’était.

Je vous ai déjà parlé de La Bajon, celle que j’appelle la drôle de fille avec des bretelles et dont j’ai vraiment apprécié le spectacle “Ça va piquer” à La Cible, il y a un mois. La revoir sur scène n’a fait que me conforter dans l’idée que cette humoriste gouailleuse et joyeuse a vraiment sa place dans la cour de récré de l’humour. Sur la scène du Ranelagh, mardi soir, elle a présenté trente minutes de son show sans noir (extinction de la lumière qui permet à l’acteur de faire une transition entre deux sketches, un changement de costume etc…) et cela m’a permis de reconsidérer la façon dont elle tisse subtilement une histoire avec une autre tout en déroulant le fil de sa propre vie. La Bajon assemble mille histoires et la couture est parfaite. Pas de fil de bâti qui dépasse, pas de couture apparente, aucun faux pli. Quand elle tient des propos un rien provocateurs et que le public s’interroge, elle a l’intelligence de le laisser s’interroger et de ne pas immédiatement donner une explication. La Bajon ne commet pas l’erreur de le rassurer ni de tempérer le propos. C’est comme ça qu’on rend le public intelligent.

Un exemple ? Quand elle envoie promener Paul au téléphone ou plutôt Pôle Emploi par cette phrase : “Proposez-le (ce boulot) à des Arabes !”. Les spectateurs attendent et ne rient pas. Il y a dix ans, une phrase comme ça aurait fait se tordre de rire l’assemblée. Si les spectateurs ne rient pas en 2012 ce n’est pas parce que l’antiracisme a progressé mais parce qu’ils ont compris que cette phrase est porteuse d’une explication à venir, que ça ne saurait être gratuit et que La Bajon est trop finaude pour  cela balancer un truc de ce calibre. Finaude, je vous dis. Interprétation parfaite, belle énergie et toujours cette façon d’entraîner le public vers une réflexion sans le lui dire, simplement en lui tendant une main qu’on croit fragile au vu de son parcours mais qui est une véritable poigne.

Bon, un reproche tout de même. Ah ben, oui, sinon, je n’ai qu’à recopier ma chronique du mois dernier ! Continuer la lecture

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Rire avec Elles Festival d’humour au féminin(1):Marie Christophe, Les Sœurs Z’Ennemies, Emilie Deletrez.

Le Théâtre du Ranelagh lançait hier la première édition de Rire avec Elles, Festival d’humour au féminin parrainé par Alex Lutz et animé par Léa Lando. On a pu découvrir dans trois registres différents Marie Christophe, Les Sœurs Z’ennemies et Emilie Deletrez. Leblogfemmequirit y était et a découvert une Carotte, deux sœurs et une bombe.

Programmé toute la semaine du 19 mars au 23 mars à 20 heures avec une remise de prix le samedi 24 mars, Rire avec Elles présente 15 humoristes femmes âgées de 20 à 45 ans qui deviendront peut-être les grandes figures de l’humour de demain. Chaque soir, sur la scène du très chic Théâtre du Ranelagh, situé dans le 16ème arrondissement de Paris, trois artistes, comédiennes de formation pour la plupart, interprètent trente minutes de leur show devant un premier jury de professionnels (directeur de festival, responsable d’acquisition de programmes pour des chaînes de télé, auteurs-compositeurs etc..), un second jury composé de dix lectrices du mensuel BiBa; et bien sûr, des spectateurs avides de découvrir les petites sœurs et futures rivales de Muriel Robin, Florence Foresti ou Elisabeth Buffet.

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Elisabeth Buffet: “J’ai transformé ma timidité en audace par peur de ne pas exister”

Elisabeth Buffet  est la plus crue des humoristes femmes. Elle l’assume au risque d’être apparentée à Bigard. A tort. Car si elle parle souvent de sexe, Elisabeth Buffet parle surtout de solitude et de quête du grand amour. Alors qu’elle poursuit sa tournée, le DVD de son show à La Cigale sort enfin, un vrai régal ! Leblogfemmequirit l’a interviewée pour évoquer cet objet qui couronne sept ans de travail.

"J'aime la grossièreté, j'ai un amour du mot cru mais vrai"

J’adore Elisabeth Buffet ! De cette adoration dont on couvre et encombre ceux qu’on a commencé par mal aimer. J’avoue, j’avais un a priori négatif envers cette humoriste dont je ne connaissais pourtant que quelques secondes du sketch sur l’épilation. Dès que j’entendais son nom, je répétais inmanquablement: «Pas cette fille qui avance les jambes écartées comme si elle avait passé la nuit sur un char d’assaut, quelle horreur !». Le pire, c’est que je n’avais pas vu Elisabeth Buffet sur scène et que j’aurais été infichue de citer l’un de ses sketches. Mais il est vrai que sa façon de marcher courbée, la main plaquée sur les lombaires et le visage grimaçant de douleur comme un pruneau oublié au fond du paquet pouvait prêter à confusion. Une confusion que certains ont cru bon de cultiver d’ailleurs…

La voyant ainsi arriver dans une de ses émissions de télé en 2007, Patrick Sébastien avait tenu à rassurer Dave, son invité qui n’en demandait pas tant : «Elle a des petits problèmes pour marcher…Non, c’est pas c’que tu crois». Ce à quoi Dave, prudent, avait répondu : «J’y connais rien». C’en était fait pour moi d’Elisabeth Buffet !  Cette fille allait me chanter l’air de la sodomie fa-sol-la-si-do, facile la sodomie dans le dos-ré-mi… No way ! La faute aussi à Pierre Bénichou (dont l’humour n’a souvent d’égal que la mauvaise foi) qui avait un peu malmené «cette fille blonde, disait-il, plutôt pas mal» un après-midi, dans l’émission de Laurent Ruquier sur Europe 1, citant lui aussi ce sketch de l’épilation. La fausse surprise de Sébastien ajoutée à la déception de Bénichou et mon manque patent de curiosité…voilà comment on peut passer à côté d’un talent.

Et puis un beau jour ou peut-être une nuit, j’ai regardé le DVD Elisabeth Buffet à La Cigale. Et je dois l’avouer, je me suis régalée. Du coup, j’ai appelé Elisabeth Buffet pour lui dire combien je l’appréciais.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=EKP07lH5CJc&w=560&h=315]

   

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Le mot du jour : Jean-Louis Ezine sur France Inter

«Le numérique va-t-il tuer le papier ? On nous rabâche ce débat constamment. Là, j’ai le sentiment que c’est aussi ridicule de dire que le numérique va condamner le papier que de dire que les ascenseurs ont condamné les escaliers ! C’est le contraire, ça les a rendus obligatoires ! »

Qui ? Jean-Louis Ezine, écrivain et  journaliste au Nouvel Obs. Son dernier roman Les Taiseux est paru chez Gallimard en 2009 et disponible en poche.

Le contexte :  dimanche 11 mars peu après 20h, Jean-Louis Ezine, chroniqueur littéraire de l’hebdo culturelle Le Masque et la Plume, sur France Inter, commentait Sur la route du papier dernier livre d’Erik Orsenna paru chez Stock.

Et vous quelle citation vous a fait (sou)rire aujourd’hui ?

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Au Point Virgule, Noémie de Lattre raconte sa vie d’actrice, de très bonne actrice.

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Tous les lundis et mardis à 21h15 sur la scène du Point VirguleNoémie de Lattre raconte sa vie d’actrice dans un one-woman-show écrit avec la complicité de Nicolas Lumbreras. L’ayant beaucoup aimée dans Le Comique de Pierre Palmade, Arrête de pleurer Pénélope et, plus récemment, dans Lolicats, la série diffusée sur Elle.fr, j’avais hâte de la découvrir seule sur scène. J’ai eu confirmation de ce que je pensais depuis longtemps : cette comédienne n’est pas seulement l’interprète de personnages drôles dans les œuvres des autres, elle est drôle.

Pour Noémie au Point Virgule (titre un peu paresseux de son one-woman-show, le seul reproche qu’on lui fera) Noémie de Lattre est parvenue à se tailler des sketches originaux, pertinents qui deviendront certainement des classiques de l’humour. Il faudrait pour cela que le bouche à oreille fonctionne, qu’une télé les capte et qu’Internet, nouvel instrument de promo des humoristes, les diffuse. Leur force? Ils sont à la fois visuels, finement tournés et courts. En un mot: efficaces ! Et jamais ne flirtent avec la vulgarité.

En une dizaine de sketches, Noémie croque la vie d’une femme égoïste, souvent seule, malgré un mari et des enfants, hystérique forcément et de mauvaise foi tout le temps. Dans la vie, selon le milieu qu’on fréquente on appelle ce genre de femme une emmerdeuse ou plus sobrement une actrice. Continuer la lecture

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Astrid Veillon : “Ma première fois est un concept qui casse les codes du théâtre!”

Astrid Veillon prête sa bonne humeur et sa fantaisie à Ma première fois qu’elle interprète aux côtés de Belen Lorenzo, David Macquart et David Tournay au Théâtre Michel devant un public conquis et chaque soir de plus en plus nombreux. Leblogfemmequirit est allée l’applaudir et l’interviewer.

David Macquart, Astrid Veillon, David Tournay et Belen Lorenzo.

LEBLOGFEMMEQUIRIT. Ma première fois marque votre retour sur scène depuis 2006 où vous jouiez Opus Cœur d’Israël Horovitz au Théâtre Hébertot. Qu’avez-vous fait ces derniers temps ?

ASTRID VEILLON.  J’ai pris une pause de trois ans pour m’occuper de mon enfant (Ndlr: son fils Jules aura 2 ans le 10 avril) et ça n’était pas du luxe car j’ai travaillé pendant dix-huit ans sans vraiment m’arrêter et penser à moi. En 2010, j’ai publié Neuf mois dans la vie d’une femme (Ed. Calmann-Lévy) où je raconte mon expérience de la grossesse. Si beaucoup  de femmes vivent cet état comme un vrai bonheur; pour moi, ce fut un parcours semé de difficultés. J’avais envie de revenir sur scène avec un projet fort. Quand on m’a proposé la pièce Ma première fois, j’étais un peu inquiète car le texte n’est pas très riche, pas extraordinaire. La production m’a alors parlé du travail de Gabriel Olivares qui l’a mise en scène en Espagne et en a fait un vrai succès. Et là, j’ai donné mon accord parce que j’aime son univers presque almodovarien.

LBFQR. Comment est née la pièce Ma première fois ?

A.V. C’est parti d’un blog myfirstime lancé par Craig Stuart et Peter Foldy qui voulaient savoir si les premières fois des autres avaient été aussi mauvaises que la leur. Plus de 50 000 personnes ont fait part de leurs expériences sur ce blog, un succès dont s’est inspiré Ken Daverport pour écrire un spectacle qui remporte partout l’adhésion du public. La pièce est partie de Broadway et a fait le tour du monde. C’est un sujet universel que tout le monde connaît. La première fois reste forcément inoubliable…mais pas forcément au bon sens du terme ! Quelles que soient les histoires rapportées, le texte qui les restitue n’est jamais vulgaire. C’est drôle mais aussi parfois triste et émouvant.

LBFQR. Et  parfois carrément inattendu comme cette histoire d’inceste…

A.V. L’ambition n’est pas de choquer et même s’il y a des moments d’émotions comme celui-là, ça reste une comédie. L’auteur a travaillé à partir d’un matériau qui est la réalité. Tout le monde ne peut pas avoir vécu une première fois dans des conditions idéales avec le ou la partenaire idéale. L’auteur n’a pas fait l’impasse sur le viol, l’inceste et autres expériences traumatisantes; ce sont des premières fois malheureuses mais ça reste des premières fois. Le critère de sélection des témoignages c’est leur ancrage dans la réalité. Alors oui, il y a un inceste entre une fille qui s’offre à son frère atteint de leucémie. Il meurt quelques jours plus tard.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=dZQO4yXbSGQ&w=560&h=315]

LBFQR. Vous êtes la plus connue de ce casting, ressentez-vous une certaine responsabilité dans le succès que la pièce aura ou pas ?

A.V. Les producteurs avaient peut-être besoin de quelqu’un de médiatique mais même si je suis la plus connue, il n’y a pas de rivalité entre nous mais plutôt une belle cohésion. C’est pour cela que ça fonctionne. Le succès d’une pièce ou son échec ne peuvent jamais être imputés à une seule personne, ce serait trop facile ! On est une petite troupe et nous avançons groupés. Il y a une belle complicité entre nous.

LBFQR. La mise en scène prend le pas sur un texte somme toute assez simple et, vous l’avez souligné, pas très riche; pour autant, ça n’est pas une pièce facile à interpréter.

A.V. Oui, mais on prend tellement de plaisir à jouer ! Le théâtre, c’est parfois monotone, ce qui se passe sur la scène est au-delà du théâtre ! C’est un concept qui mêle le stand up, le one-man-show, les ombres chinoises, le sketch, des monologues, des dialogues, de la post-synchro…et casse les codes du théâtre. Tous les soirs, on dit le texte au fil du rasoir et on essaie des choses. Je n’étais pas inquiète en ce qui concerne nos parties respectives, on avait bien bossé. Ce qui a été difficile, ç’a été de répéter dans le décor. Vous avez vu la pièce, vous voyez que ça demande beaucoup de rythme et d’osmose entre nous. Un panneau mal fermé peut faire louper une vidéo. On a mis quinze jours pour s’adapter à ce mécanisme.

LBFQR.  Au moment où les spectateurs s’installent dans la salle, les quatre comédiens passent entre les rangs pour leur remettre un formulaire. Vous parlez au public, il vous pose des questions, s’étonne de vous voir côté salle. N’est-ce pas difficile pour la concentration d’être parmi les spectateurs avant de monter sur scène ?

A.V. C’est l’un des moments d’interactivité de la pièce. On l’appréhendait car c’est le seul que nous n’avions pas répété. C’est un moment plutôt chaleureux où on installe un climat, une proximité et ça nous enlève une part de trac. Les spectateurs sont surpris et ça les amusent. Et pendant qu’on lit les bulletins, on se concentre.

LBFQR.  Pouvait-on éviter les scènes dénudées avec un sujet comme les premières fois ?

A.V.  Oui et d’ailleurs, le texte est parfois plus cru que la nudité qu’on peut exposer. Moi, j’ai une scène d’amour dans le noir qui est autrement plus délicate que de montrer mon corps. Ni Belen ni moi ne nous déshabillons, ce sont les hommes qui donnent de leur personne. On a tellement vu de femmes nues pour vendre des machines ou des lessives que c’est un juste retour des choses ! La nudité qu’on offre aux spectateurs est proposée avec beaucoup d’élégance grâce à des jeux de lumière habiles. C’est vraiment très esthétique.

LBFQR. Vous passerez le relais à Séverine Ferrer à partir du 27 avril, quels projets vous réclament ?

A.V.  Effectivement, je ne ferai pas toutes les représentations à Paris mais j’aimerais partir en tournée. Ce serait ma première tournée. Je prépare mon premier film “Nous les femmes” adapté de ma pièce de théâtre La Salle de bains. Une pièce, décidément, qui aura eu une longue vie puisqu’après avoir remporté le succès que l’on sait, elle va être montée à Madrid par Gabriel Olivares, metteur en scène de Ma première fois.

Ma première fois de Ken Davenport, adaptée par Clément Michel et mise en scène par Gabriel Olivares.

Avec Astrid Veillon, David Tournay, Belen Lorenzo, David Macquart.

Au Théâtre Michel: 38, rue des Mathurins, 75009 Paris. Tél: 01-42-65-35-02

Du mardi au samedià 19h et le dimanche à 17h30.


 Allez Y ! On passe un très agréable moment face à ces quatre comédiens qui s’amusent autant qu’ils nous amusent. La mise en scène est très originale et réserve mille surprises. Quasiment pas d’accessoires ni de décor sur scène, mais par un savant jeu de projections sur un écran et de pivotement de panneaux, vous verrez apparaître un lit, une douche, un ascenseur…comme autant de lieux propices au passage à l’acte. Et bien sûr, un ordi géant puisque tout part de là. La lecture des formulaires remplis par les spectateurs servent d’intermèdes entre ces nombreux sketches et donnent lieu à une belle interactivité et d’étonnantes révélations. Forcément, quand on répond à des questions de façon anonyme, on se lâche !  Moi, par exemple, j’ai inscrit le nom du comédien David Macquart en réponse à la question numéro 3 Comment s’appelait le partenaire avec lequel vous avez perdu votre virginité? Mes réponses ont été lues. Ça a fait rire la salle et sursauter le comédien qui ne s’y attendait pas.

On ressort  joyeux et légers, peut-être avec le sentiment que notre première fois à n’était pas si catastrophique ou merveilleuse que celles rapportées sur scène. Programmé depuis le 19 janvier dernier  en semaine à 19h au Théâtre Michel, ce qui  est à mon sens une erreur, le spectacle passera à 21h dès qu’il s’installera au Palais des Glaces, à compter du 27 avril. Tant mieux ! 19h, c’était vraiment trop tôt  pour le public de trentenaires et de quadras clairement ciblé mais encore coincé au bureau ou dans le métro en début de soirée.

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Candice Beaudrey: Gros Savon, une jolie bulle dans l’air du seule-en-scène.

Candice Beaudrey une comédienne exigeante et généreuse dont l’écriture et le jeu révèlent une artiste hors norme.

En allant voir GROS SAVON au théâtre L’Aktéon, je craignais d’assister au récit larmoyant et pathétique d’une grosse qui aurait girlisé son malaise pour mieux le vendre. Toutes ces affectations censées faire rire ou décomplexer (selon la silhouette qu’on habite, loue, s’approprie ou s’achète) au point de ne jamais saisir la question du poids et du surpoids à bras le corps, je les avais maintes fois lues dans la presse féminine.

  • Je ne fais pas un 36 ni un 38, ça, c’était à la naissance.
  • Je peux éventuellement prétendre à un 40 à condition de n’introduire qu’un bras dans une jupe et de préciser: «Je ne fais pas du 40 mais mon bras gauche, oui !». Continuer la lecture
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La Bajon : la drôle de fille avec des bretelles

La Bajon est gouailleuse. Séduisante sans jouer les séductrices. Sa force vient d’ailleurs, de ses mots, de son énergie, de son charisme et de son histoire. D’une drôle d’histoire au départ qu’elle transforme en histoires drôles parfois émouvantes. En la voyant sur scène, son père lui a dit qu’elle avait de belles dents. La Bajon a surtout du mordant et cette drôle de fille avec des bretelles est terriblement vivante.

La Bajon l’humoriste qui ne rit jamais sans ses bretelles

Samedi 25 février 19h03, Théâtre La Cible. Trente-et-une personnes assises depuis quelques minutes attendent de voir débouler La Bajon sur la scène circulaire qui donne son nom au lieu. Surgira-t-elle après l’annonce d’un technicien lui rappelant son retard ou simplement sur un air à la mode comme on le voit (très/trop) souvent ailleurs ? Continuer la lecture

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