Gad Elmaleh : “J’aimerais que mon prochain spectacle soit la conséquence d’une forme d’accident”

Gad Elmaleh avait annoncé un show pour 2012 mais c’est au ciné qu’il montre sa bobine. Pari gagné: Un bonheur n’arrive jamais seul, dont il partage l’affiche avec Sophie Marceau a rassemblé 500 000 spectateurs en une semaine. Un succès qui ne l’empêche pas de réfléchir à la façon dont il pourrait surprendre et, comme chaque fois, ravir ceux qui rêvent de le revoir sur scène.

Gad Elmaleh dans Un bonheur n'arrive jamais seul©Christine Tamalet


LE CONTEXTE :  Gad Elmaleh répond à une interview de Benjamin Locoge, journaliste à Paris Match (page 10 du n° daté 21 juin 2012)

BENJAMIN LOCOGE : –“Pour vous, le danger, du coup, n’est-ce pas de vous installer dans un certain confort ?

GAD ELMALEH : -Surtout pour le métier d’humoriste ! Il faut se recharger, observer ce qu’il se fait autour de nous. Il faut être à l’écoute pour restituer et inventer, faire en sorte que notre matière ne soit pas une déclinaison de notre marque de fabrique. Humoriste, c’est une invention permanente. J’aimerais que mon prochain spectacle soit la conséquence d’une forme d’accident. J’ai choisi le stand up parce que c’est ce que faisaient les gars que j’admirais. Il y a eu Philippe Caubère avant mon premier spectacle, puis Jerry Seinfeld, j’espère que le prochain sera autre chose”.

Pourquoi reprendre cette citation sur leblogfemmequirit ? Si je suis peu surprise de voir sur scène des jeunes humoristes pas prêts (ce qui n’est pas très grave en soi), je suis stupéfaite de constater que certains d’entre eux n’ont pas l’intention de le devenir (ça, c’est gravissime!). J’ai vu un tas de shows paresseux ces derniers temps qui m’ont littéralement épuisée (je ne parle pas de Marie Lanchas dont le show “C’est demain que je sors?“, à la Comédie des trois Bornes, m’a beaucoup plu). Et je suis triste de constater que ce ne sont pas les meilleurs artistes qu’on met en avant dans les télés, les radios et les théâtres qui rassemblent un public, lui aussi paresseux puisqu’il est prêt à étancher sa soif avec n’importe quel breuvage insipide. Alors quand je lis les mots de Gad Elmaleh, je comprends comment et pourquoi il est là où il est. Et je devine qu’il ira encore plus haut et plus loin. J’espère  que tous ceux et celles qui rêvent d’Olympia et de marcher dans ses pas méditeront les paroles de Gad et travailleront dans une autre direction, avec une autre intention, plus de conviction, davantage de désir et finalement de rage.


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