Cannes 2012 : Marilyn femme qui rit et fait rire.

Marilyn Monroe est l’effigie de la 65ème édition du Festival de Cannes qui lui rend hommage quelques mois avant le 50ème anniversaire de sa disparition. De Marilyn Monroe on ne vante bien souvent que le galbe, la plastique, la blondeur, la supposée bêtise; on évoque ses retards légendaires, son addiction aux médicaments, ses amours contrariées et, trop rarement, son esprit et son humour. Dommage…

Marilyn par Otto L. Bettmann (©Corbis/Bettmann)

Leblogfemmequirit a relu quelques unes des plus savoureuses déclarations de l’inoubliable interprète de Niagara, Les hommes préfèrent les blondes, La rivière sans retour, 7 ans de réflexion, Bus Stop, Certains l’aiment chaud, Le Milliardaire…Marilyn n’utilisait pas sa bouche que pour embrasser ses partenaires ou étaler du rouge à lèvres, la blonde incendiaire montre un sens de la répartie aux antipodes de l’idiotie qu’on lui prête. Et quand on lui demande si elle n’a vraiment rien mis du tout lors d’un shooting de photos dénudées, Marilyn répond spontanément : “Oh si, j’avais mis la radio”. Le type de réplique qu’on aurait pu entendre chez Laurel et Hardy mais aussi chez Woody Allen, dans sa première vie de stand-upper.

“A Hollywood la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure”.

“Le sexe fait partie de la nature, j’obéis a la nature”.

“Une fois, j’ai demandé pourquoi je devais poser en maillot de bain pour une publicité de dentifrices, et on m’a regardée comme si j’étais tombée sur la tête”.

“Je peux être maligne quand je veux, mais en général, les hommes n’aiment pas ça”.

“Avant le mariage, une femme doit faire l’amour à un homme pour le retenir. Après le mariage, elle doit le retenir pour lui faire l’amour”.

“J’aime les plaisanteries, mais je ne veux pas en être une”.

“C’est l’humeur et l’état d’esprit d’une femme qu’un homme doit stimuler pour que le sexe ait un intérêt. L’amant, le vrai, est celui qui vous fait fondre rien qu’en vous touchant la tête, en vous souriant droit dans les yeux”.

“Les femmes ont à leur disposition deux armes terribles : le fard et les larmes. Heureusement pour les hommes elles ne peuvent pas s’en servir en même temps”.

“L’idée d’être un symbole me déplaît, mais si je dois être le symbole de quelque chose je préfère que ce soit du sexe”.

“Je ne me soucie pas de vivre dans un monde d’hommes si je peux y être une femme”.

“Une carrière réussie est une chose merveilleuse, mais on ne peut pas se blottir contre elle, la nuit, quand on a froid l’hiver”.

“Je ne veux pas être riche. Je veux être merveilleuse”.

“A Hollywood, on vous paiera un baiser mille dollars, et on donnera cinquante cents pour votre âme. Je le sais, parce que j’ai très souvent refusé la première proposition, et très souvent mendié la seconde”.

En réponse à la question d’un journaliste : Portez-vous de faux seins ? Marilyn répondit : “Ceux qui me connaissent vraiment n’ont pas besoin de le demander !”

“Ce que je porte la nuit ? Mais … N°5 de Chanel, bien sûr !”

Parmi la profusion de livres consacrés à Marilyn Monroe on distinguera : un livre original réunissant plusieurs auteurs d’un jour ou de toujours, coordonné par Françoise-Marie Santucci, journaliste à Libération et Next; et un dico rédigé par plusieurs auteurs sous la direction d’Isabelle Danel, journaliste à Télérama, entre autres, qui passe en revue l’essentiel de sa carrière et de sa vie de femme.

Monroerama, sous la direction de Françoise-Marie Santucci, avec Elisabeth Franck-Dumas (Stock, 366 pages, 25 €), disponible à partir du 16 mai.

La journaliste de Libé  a demandé à des écrivains, des cinéastes, maquilleurs, coiffeurs, coloristes leur “version” de Marilyn constituant ainsi une espèce de puzzle à la fois réel et fantasmé de l’icône. On lira avec bonheur le texte de l’écrivain Maylis de Kerangal, s’arrêtera sur les listes en tout genre (10 nuances de blond, notamment) qui, au fur et à mesure qu’elles s’allongent, résument au mieux la star. On sera émus par ses actes de générosité et d’engagement. En 1955, Marilyn impose la chanteuse Ella Fitzgerald au Mocambo, club qui pratique la ségrégation et refuse les artistes noirs. Marilyn promet au directeur de la salle d’y venir tous les soirs en échange d’un contrat pour Ella. La blonde viendra cinq soirs de suite écouter  la “First Lady of swing”.

Marilyn Monroe de A à Z, d’Isabelle Danel (Tana Editions, 466 pages,  31 €), en librairie depuis avril.

Belle et bonne idée que d’avoir rassemblé dans un abécédaire (de A comme Actor’s Studio à Z comme Darryl Zanuck),  les grands évènements (rencontres, tournages, amours…) qui ont jalonné la vie de Marilyn. Isabelle Danel s’est entourée de la fine fleur des critiques de cinéma (Jean-Luc Douin, Danièle Heymann, Cécile Mury…), d’écrivains (Marie Desplechin) pour saisir Marilyn dont le parcours est illustré par près de 200 documents inédits, issus de collections privées. L’avantage des dicos, c’est qu’en y cherchant exactement ce qu’on veut, on tombe par hasard sur ce qu’on ne pensait pas trouver.

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