Maison Blanche célèbre la Saint Valentin

MAISON BLANCHE, rendez-vous gastronomique des plus romantiques de Paris, m’a invitée à découvrir son menu de Saint Valentin élaboré par le chef Fabrice Giraud.

Neiges éternelles au cerfeuil.©MB

Déjeuner à Maison Blanche (et non LA Maison Blanche) est toujours un événement. Le seul fait de se retrouver sur le toit du Théâtre des Champs-Elysées, à la fois au sommet du monde (cet établissement, situé avenue Montaigne, est un haut lieu de la culture parisienne) et à l’abri du monde (on y accède discrètement par deux ascenseurs situés au fond du hall du bâtiment) est exceptionnel. Alors quand il s’agit de tester le menu de  la Saint Valentin, on  s’y rend les yeux fermés, grisée par l’endroit, sa vue panoramique, unique qui vous  fait embrasser d’un seul regard la Tour Eiffel, Les Invalides et la Cathédrale russe de La Sainte-Trinité. On oublie le temps et le tumulte du quotidien. Complètement. Arrivée à 12h45, je n’en suis repartie qu’à… 16h. Ce n’est pas qu’on s’explose  la panse, qu’on ripaille à ne plus se relever; c’est surtout qu’on ne veut pas quitter l’endroit, cocon protecteur au style contemporain épuré qui célèbre le blanc sous toutes ses nuances.

Une vue qui fait oublier l’hiver.

Accueillie avec une coupe de Besserat de Bellefon, Cuvée des Moines brut*, par le très chaleureux Bruno Franck, directeur de Maison Blanche depuis…(chut, parité oblige, on ne doit pas demander son âge à un homme !), nous profitons de la vue, de la clarté du ciel qui nous ferait presque oublier la grisaille qui enveloppe Paris. Et pour accompagner ces bulles, des amuse-bouches aux anchois qui m’ont autant fait sourire que régalée. Ah, il faut avoir vu Le sens de la fête,dernier film du duo Toledano-Nakache avec un Jean-Pierre Bacri très en forme pour comprendre ma remarque.

Saint Jacques en carpaccio. ©MB

La coupe de champagne terminée, nous nous dirigeons vers une table située sur le deuxième niveau de Maison Blanche. De là, on pourrait, tel Leo DiCaprio dans Titanic, se déclarer “le roi du monde !”. Le Besserat de Bellefon laisse place à un Château de Chamirey 2016 Mercurey, vin blanc proposé avec Neiges Eternelles, première entrée du menu. Il s’agit bien d’une neige couronnée de quelques grains de caviar, quelque chose de glacé et de fondant sans avoir la solidité de la glace. A peine a t-on le temps de s’interroger que la matière a déjà fondu sur notre langue. Surprenant.

 

Sole de Douvres en mousseline. ©MB

Arrivent ensuite, en seconde entrée, des noix de Saint Jacques préparées en carpaccio, poudrées à l’hibiscus et accompagnées de légumes pourpres et croquants et d’une sauce Naar. C’est frais, léger, presque facile comme transition vers la Sole de Douvres, impressionnante dans sa présentation. Cette sole-là est montée en mousseline sur de fins longuets croustillants, réchauffée par un jus de coque à l’huile de tagète et bordée de pois gourmands et de poireaux. J’ai adoré ce plat délicat et printanier avant l’heure, haut en couleurs et en saveurs.

Suprême de volaille Albufera©MB

Continuant de célébrer la couleur, Fabrice Giraud et sa brigade nous proposent ensuite un Suprême de volaille Albufera. Dans l’assiette, on dirait une grosse virgule Nike recouverte d’une sauce qui mixerait poivrons et tomates. Il s’agit en fait de blancs de volailles roulés et pochés, relevés d’une sauce au paprika et assortis de détails d’artichaut confit à la verveine. Et pour accompagner ce plat, un verre de rouge : Savigny Les Beaune 2014- Vincent Girardin

L’hymne à l’amour en rose des sables. ©MB

A ce stade du repas, le bec sucré que je suis ne cessais de se demander si, ayant dégusté deux entrées, j’aurais également le plaisir d’avoir deux desserts. J’ai d’abord été gâtée en découvrant les notes fraîches et parfumées du Kaki Persimon  dessert composé de kakis et de litchis frais de Madagascar infusés au Sancho et servis en consommé glacé et sorbet acidulé. Puis bluffée par  Hymne à l’amour en rose des sables, jolie superposition de palets de chocolat noir ébène posée, telle une île, sur un coulis de fruit de la passion.

Cerrises Montmorency©LBFQR

La rondeur du chocolat mêlée aux notes acides du fruit de la passion donnent à la fois quelque chose de puissant et de réconfortant. En tous les cas délicieux. Tellement que désireuse de conserver cette sensation en bouche, je ne ferai pas totalement honneur aux  Cerises Montmorency Maison Blanche,  ni aux chocolats et guimauves servis avec le café. Mais c’est promis, je reviendrai. Reste à trouver celui qui m’invitera…

Guimauves et chocolats ©LBFQR

MAISON BLANCHE : 15, avenue Montaigne 75008 Paris. Tél : 01 47 23 55 99

*Dîner de Saint Valentin : 250€ par personne avec une coupe de champagne rosé Besserat de Bellefon offerte à l’arrivée et une rose rouge au moment de partir. Et pour faire de ce dîner un moment exceptionnel et inoubliable, Maison Blanche s’est entourée de partenaires prestigieux. Lors d’un tirage au sort, le palace Plaza Athénée remettra à un couple chanceux une nuit inoubliable dans l’une de ses chambres au décor parisien. La maison de chocolats Fouquet offrira un ballotin de cœurs au chocolat praliné et ganache aux amoureux. De son côté Dessange, coiffeur qu’on ne présente plus, proposera à un couple un coffret duo « Bonheur à deux » d’une valeur de 400 €. Les heureux élus bénéficieront d’une heure de spa suivie d’une prestation coupe-coiffage pour deux, d’un accès libre au hammam et de conseils maquillage pour la femme.

 

 

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