Cinéma : on voit quoi ce week-end ?

On va voir quoi au cinéma ce week-end ? La lutte des classes avec Leïla Bekhti et Edouard Baer, Chamboultout avec José Garcia et Alexandra Lamy ou Blanche comme neige avec Isabelle Huppert ?

Au cinéma cette semaine rien que des stars. Lesquelles suit-on ? Lesquelles oublie-t-on ? Il n’est pas nécessaire de suivre les pitreries de José Garcia devenu aveugle dans CHAMBOULTOUT. Personnage sans filtre mais pas sans odorat depuis son accident de scooter, José Garcia passe son temps (et nous fait perdre le nôtre) à dire tout haut ce qu’on n’oserait penser tout bas. Et saute sur tout ce qui est comestible. Sa femme ne l’étant pas, c’est un autre qui s’emploie à dire à Alexandra Lamy combien elle est désirable. Oh lala, mais que sont-ils donc allés faire dans cette galère ? Michael Youn, regard hagard, s’enlise dans un rôle mal écrit. Alexandra Lamy est sous exploitée. Non, inexploitée. Anne Marivin sacrifiée. Pas drôle et pénible de voir ces rois de la comédie si mal servis dans un film qui est tout sauf du cinéma.

Je me suis ennuyée devant BLANCHE COMME NEIGE d’Anne Fontaine. De belles images, quoique plombées par de trop nombreuses références (Hitchcock par-ci, David Lynch par-là), deux sublimes actrices (Isabelle Huppert et Lou de Laage) , 7 nains très typés (mention spéciale à Jonathan Cohen, Benoît Poolvoerde et Vincent Macaigne..) mais un scénario peu convaincant. La seule originalité ? Blanche neige se donne à qui la veut et surtout à qui elle veut. Sur les 7 nains, je vous laisse deviner lesquels auront ses faveurs. Un peu plus de 4 et un peu moins de 5. Il faut voir le film pour comprendre.

J’ai adoré LA LUTTE DES CLASSES de Michel Leclerc qui avait conquis la critique, le public et les César avec Le nom des gens. Drôle, percutant, parfois grinçant, son nouveau film se moque intelligemment des bobos. Et de chacun de nous, bobos ou pas. On y suit un couple plutôt cool (elle, avocate, fille de parents maghrébins a grandi dans une cité; lui, né de parents français, est le batteur un peu oisif d’un ancien groupe de rock culte) qui quitte son appart parisien pour une maisonnette à Bagnolet. Cette nouvelle installation et notamment la scolarisation de leur fils va faire vaciller leurs convictions et certitudes…Edouard Baer est épatant, c’est une banalité de le dire. Leïla Bekhti toujours juste. Mention spéciale à Baya Kasmi qui co-signe le scénario et interprète une institutrice rongée par le politiquement correct. Ramzy, en directeur d’école dépassé mais optimiste, trouve enfin un rôle à sa mesure. Eye Haïdara, révélée par Le sens de la fête, confirme ses talents de newcomer prometteuse. Laurent Capelutto est incroyable en voisin juif qui édifie un mur, pose des leurres et des caméras pour contrer ses ennemis. Réels ou imaginaires. Et je ne vous dirai pas ce qu’une femme en burqa peut faire d’héroïque…C’est riche, coloré, inattendu, malin, drôle… Enfin une comédie digne de ce nom! Allez-y vite avant qu’elle ne soit enterrée par celle, à venir, d’Olivier Baroux (réalisateur des Tuche) dont Kad Merad tient le rôle principal et co-signe le scénario. Je ne l’ai pas vue, mais Kad Merad étant un champion du box-office, je ne sais si le couple Bekhti/Baer résistera…

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